Mercredi 1 juillet 2009

Invincibles castilles

 

Les parallèles en fuite de ceps rabougris

En des Sud équivoques sous des soleils gris

Bercent encore les enfances en frêles résonnances

D’historiettes écrites sous d’ombrageux platanes

En villages torpeurs, où se dansent sardanes

 

En des Sud équivoques sous des soleils gris

S’alignent en misères des cyprès la sentence

Qui longe les murailles aux pierres effondrées

Cimetières infirmes nourris des fusillés

Partis l’âme en bataille, en de froides armées

 

S’alignent en misères des cyprès la sentence

De pauvres républiques, engeances condamnées

Sous de vaines utopies à l’ire des curés

A l’opprobre soudain d’invincibles Castilles

Où l’on se bat en duel, en de tristes familles


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par loic le meur
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Mardi 30 juin 2009
le rythme de publications va baisser pour cause

1) de vacances
2) de reprise de textes, je reprends "d'anciens textes" pour les toiletter...et vous les soumettre, j'ai sorti de la mine un tas de tout venant qu'il me reste à trier nettoyer:


je remercie les 6258 lecteurs qui sont venus me rendre visite, leur souhaite de bonnes vacances.. Ouvrez l'oeil la vie est pleine de poésie

a bientôt 

loic le meur 

 

 

Mots bruts

                                                   

 

Un tas de minerai en chaos vers l’azur

Au flanc d’un clair adret, parfumé de mélèzes

 

Blocs qui s’amoncellent en éclatantes haldes

Ils sortent rutilant de l’eau de ces montagnes

Roulés par les berlines, sur des rails disjoints

En de longs travers bancs, qui mangent les filons

 

Et sous de forts étais, percolant de boues grises

La gangue d’une vie.

 

Il me faudrait alors laver tous ces mots bruts

Pour leur rendre teneur

 

Des hommes s’en viendraient remplir les trémies

De grands wagons rouillés

 

Feulant sur leurs boggies

Ils geindraient aux aiguilles de triages cendreux

 

Où courent des silhouettes, agitant des fanaux.

 

 

 

 

  
Par loic le meur
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Mardi 30 juin 2009

Insignes demoiselles

Elles courent la tête soule

Gémir aux enterrements

Leurs têtes dodelinent

Verbiages du vicaire

 

Et s’asseoir, se lever

Etirent en démesures

Les souples funérailles

Sinécures encensées

 

Rodomontades de bancs

Qui rotent sur les dalles

Antiennes poussiéreuses

Tristesses d’harmonium

 

De ces mornes offices

Ordinaires d’église

Aux sentences d’un été

 

Métrique de  cimetières

Funestes perspectives

Vaillance de cyprès

Mauvaise herbe s’intrique


Ci gît, c’est le temps des procès

Par loic le meur
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Mercredi 24 juin 2009

Sont-ils encore des hommes ?

 

 

Où vont-ils ?

Au ventre des Boeings 

En déchirant le ciel de blanches banderilles

Sont-ils encore des hommes ?

Sont-ils encore des hommes.

 

 

Au ventre des machines, démis de leurs destins

Sur des routes sans joies, sur des chemins sans peine

Leurs sourires sont morts mangés par les écrans

Sont-ils encore des hommes ?

Sont-ils encore des hommes.

 

 

Engoncés sous l’étoffe écrouie de la banque

Ils ont fait de l’argent le pouvoir des mondes

Qui exige : Encore ! Au fond de son bunker

Tandis que la ville brûle sous des pluies de Dollars

Sont-ils encore des hommes ?

Sont-ils encore des hommes.

 

 

Que vont-ils devenir tout ceux qui sont restés

Sur les tarmacs usines, qui se changent en déserts

Sous le rire des machines, le cœur plein de rancune

Leurs sourires vont mourir, mangés par les écrans

Ceux là même qu’ils offraient à leurs petits enfants

Sont-ils encore des hommes ?

Sont-ils encore des hommes.

 

Et je t’aime pourtant par le trou des étoiles

Qui picore la nuit du sourire des enfants

 

Et je t’aime pourtant en traversant les aubes

Qui courent sur tes hanches à l’amble des persiennes

 

Une maison ordinaire accrochée sous le vent

 

Nous sommes encore des hommes !

Aux rimes extraordinaires

En diérèses bancales

 

Nous sommes encore des hommes !

Aux versets scintillants

Comme gerbes d’étincelles.

Par loic le meur
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Mardi 16 juin 2009

Te peindre mon amour au plafond de la nef

D’une ancienne chapelle assoupie dans l’été.

La fraîcheur des murailles, des chaises le son bref

Y Tracent ta silhouette, sous le porche dessinée

J’y esquisse tes yeux, ils crayonnent ma vie

Aux sanguines des heures que tu me donnes ainsi

 

Te peindre mon amour sur tous mes horizons

En chemins de traverses où crissent les cailloux

Au fond de descenderies qui courent aux filons

A l’amble de ruisseaux perdus sous les ubacs

Et dessiner ta peau, qui glisse sous le joug

Velours dune nuit, lisse comme un grand lac

 

Te peindre mon amour, immenses cansons blancs

Où l’ancre de mes jours soulève des nuages

Traçant sur mes grands fonds une paix en sillage

Au loin de ces tempêtes épousées d’ouragans

Alors s’empoussièrent les falaises sans trêves

Evaporées soudain aux labours de tes lèvres.

 

Te peindre mon amour, la mère de mes enfants

Au noir sous tes cheveux, la blondeur de tes hanches

L’émeraude d’un regard, ton haleine si blanche

Au rouge de cette robe qui ondule en riant

La courbe de tes jambes, cambrée sur des sandales

Aux rives d’une vie ou mon amour s’étale

 

 

 

 

 

 A Myriam la femme de ma vie....

 

 

 

Par loic le meur
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