Brec’h sous la pluie
Million de particules cisaillent le bocage
La bruine est infinie, ces soirées de Juillet
Et l’homme va d’un pas aux césures de bruine
Voûté sous l’horizon d’un paysage d’ondes
En sommeil, asservi, un village, la rue
A l’ombre d’angélus qui viennent à sept heures
Le monument aux morts aux mille patronymes
Le grand chemin de Vannes s’éloigne sous le faix
D’une rude chapelle aux ardoises luisantes
Un silence de neige matelasse de gris
Paysages vapeurs, silhouettes anciennes.
Par loic le meur
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Senteurs de moissons
Dans l’aigreur du cidre
Du jour c’est l’oraison
Battements de clepsydre
Une voix, soudain s’envole
Faséye alors un chant
Qui contera parabole
Aux fontaines du déchant
Et les hommes se taisent
Le cœur à la mesure
De l’heure où se complaisent
Leurs tristesses en armure
Mais déjà les entrainent
Comme en béatitudes
Inoffensives antiennes
Et graves certitudes
Le sourire, les larmes
Qui s’en viendront bientôt
Quand crèvera le charme
De vieilles celtitudes
Par loic le meur
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Breizh vugalé (enfants de Bretagne)
Qui peut croire vraiment qu’ils eurent une conscience ?
Dans ces noirs autrefois, constellés de nuages
Qui peut envisager qu’ils eurent un destin ?
Emprisonnés du reste au fourbi des bannières
Devenant étrangers sitôt franchi calvaire
Hors la soue des villages abrités des chapelles
Qui voudrait en ces jours s’en retourner là bas ?
Aux terreurs des curés leur promettant l’enfer
Qui saurait aujourd’hui abaisser son regard ?
Au passage de messieurs s’en venant de Quimper
Qui ne craindrait alors ces arrogants calvaires ?
Bénits de gras prélats les jours de pardons
Sous des ciels d’azur distribués chichement
De ces Bretagnes là en voulez vous encore ?
Nous sommes les enfants de ces chants de misères
Et nous levons la tête car nous avons appris..
A parler le Français
Par loic le meur
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Honnir les imbéciles qui défilent devant moi
Ils ont l’allure fière des petits balillas
Ces petits trous du cul au calot pomponné
Roulent en avenues pour de grands défilés.
Le soleil de Rome, leur cognant sur la tête
Fera tourner les sangs sous la chemise noire
Ils clopinent bravement sous d’insignes trompettes
Ostensibles étendards
Flambante journée de foire.
Ceint d’un grand baudrier qui lui serre le bide
Distribuant à l’encan de grands coups de menton
Il éructe au balcon, ce macaque perfide
Je n’aime pas ces instants qui font baisser le front.
Et la foule moutonne, comme ces longs épis
Les machines moissonnent tous ces petits fusils
Sous le grand bouclier de ce petit empereur
A se croire invincible, ce peuple me fait peur
Par loic le meur
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Cumulus en estive transhument en Cévennes
Aux cimes anthracite en longues houles hautaines
L’azur lavé d’orage et mon âme en voyages
Onduleuses soirées vibrantes de cigales
De ténues fumerolles s’érigent et s’évaporent
Au rados des vallons comme fumées de cierges
Un été près de toi en longues indolences
Par loic le meur
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