Mardi 1 février 2011
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Une cuisine claire, la chanson du fourneau
Une nappe à rayures, le moulin à café, une fraicheur d’encaustique.
Un éternel hiver, le sapin de Noël
L’insouciance d’un pas, une crèche de papier
Une soirée de murmures, à l’ombre des visages
Une gravité soudaine, un air d’avant l’orage
Une main qui se pose, sur l’épaule d’un enfant.
Une allée de gravier, un cercueil en bois clair
De la terre qu’on jette
Ces petits mausolées.
Maman est morte.
Et je m’en vais alors, du pas des orphelins
Vers d’anciens paradis, piquetés de salades
Aux sillons de poussière, enfumés de soleils
Il y avait ces grands murs, couverts de vignobles
De grandes aventures, assis dans le gravier
Minces forêts de buis, senteurs entêtantes
Perspectives d’allées s’évanouissant à l’ombre.
Rumeurs de menuiseries en d’autres univers
Claquemurés de grands conduisant des voitures.
