Mardi 16 juin 2009

Te peindre mon amour au plafond de la nef

D’une ancienne chapelle assoupie dans l’été.

La fraîcheur des murailles, des chaises le son bref

Y Tracent ta silhouette, sous le porche dessinée

J’y esquisse tes yeux, ils crayonnent ma vie

Aux sanguines des heures que tu me donnes ainsi

 

Te peindre mon amour sur tous mes horizons

En chemins de traverses où crissent les cailloux

Au fond de descenderies qui courent aux filons

A l’amble de ruisseaux perdus sous les ubacs

Et dessiner ta peau, qui glisse sous le joug

Velours dune nuit, lisse comme un grand lac

 

Te peindre mon amour, immenses cansons blancs

Où l’ancre de mes jours soulève des nuages

Traçant sur mes grands fonds une paix en sillage

Au loin de ces tempêtes épousées d’ouragans

Alors s’empoussièrent les falaises sans trêves

Evaporées soudain aux labours de tes lèvres.

 

Te peindre mon amour, la mère de mes enfants

Au noir sous tes cheveux, la blondeur de tes hanches

L’émeraude d’un regard, ton haleine si blanche

Au rouge de cette robe qui ondule en riant

La courbe de tes jambes, cambrée sur des sandales

Aux rives d’une vie ou mon amour s’étale

 

 

 

 

 

 A Myriam la femme de ma vie....

 

 

 

Par loic le meur
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Lundi 8 juin 2009

 

 

 

Destins

 

 

 

 

 

 

 

 

L’odeur du tabac froid dans les coursives crème

Cette pluie imbécile qui joue du tambourin

Un parking éperdu aux confins d’une usine

Une sorte de paradis, royaume des noctiluques

 

Le faisceau des voitures sous l’éclat des averses

Le chuintement des roues à l’étrave des flaques

Au large de ces villes avalant la rumeur

Où des nantis s’en viennent au ventre des boeings

 

Vils destins de termites bornés de théories

Prédestinés d’ennui, existences bâclées

Démenées comme ces billes au ventre d’un flipper

Ils retournent sans cesse aux flashes d’un play again

 

Et j’arpente tout cela, cœur d’entomologiste

Toutes ces petites gens qui glissent aux parois

Des vitrines de noël, éblouis par le froid

 

 

 

 

 

 

 

 

Par loic le meur
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Vendredi 5 juin 2009



Longtemps

 

Sur les banquettes  moleskine

Des crèmes et rouges michelines

Le front collé, vitres qui tremblent

Lacis d’images qui s’assemblent

 

                        Voie unique

 

Les poteaux noirs gercés de neige

Découpent en d’immenses tableaux

La croupe douce des montagnes

Sous la cambrure des sapins gris

 

                                                           Hiver

 

Dans ce vaste compartiment

Un vieil enfant fuit en rêvant

Lancinement des  roues métal

Martèlent mes années qui dévalent

 

                                                                                  Voyage

 

Des gares hirsutes y flamboient

Où trottinent de vieux employés

Sifflet au bec, tremblants de froid

Sous des horloges arrêtées

 

                                                                                                          Station

 

Peintures assourdies qui s’émaillent

 

Roides engelures… Solitudes

 

Sonnent  dures les harmoniques

 

La neige en larmes m’adoucit…

 

 

 

Loic Le Meur

Brec’h le 06/02/09

Par loic le meur
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Samedi 30 mai 2009


Roues de fonte, perspectives

Tout part aux avenues d’anciennes métaphores

Elles détiennent d’emblée d’un univers le sort

Qui ne va qu’en dérives


 

Par loic le meur
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Jeudi 28 mai 2009



 

Hélène

 

Il me revient parfois ces randonnées d’automne

Où nous cheminions tristes comme ces mers d’Iroise

Aux arbres rabougris décolorés de vent

Sous des natures avides de sommeils d’hiver

 

Tu me donnais la main comme celle d’une enfant

Qui marche à petits pas et portant redingote

Et moi je te revois sous la flanelle rouge

Et les boutons dorés d’une ample martingale

 

Les saisons qui s’enfuient à l’orbe d’une vie

Pourraient nous faire entendre l’immense symphonie

Du souffle dérisoire de nos chemins de pluie

 

Il me reste pourtant du soleil et des rires

Une gamine vive qui marche dans mon pas

Cultivant l’insolence comme on sème le vent

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  pour ma lectrice fidèle malgré elle depuis 20 ans bientôt   :      ma fille

Par loic le meur
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