Samedi 23 octobre 2010 6 23 /10 /Oct /2010 07:54

Noires Bigoudénies

 

 

 

 

 

 

 

 

Noires Bigoudénies aux vieux accents d’orgueil, sous des phares gigantesques, fanaux miséricordes.

 

Elles ne donnent rien d’autre que la peine et l’ennui

 

 

Et le premier voyage,  qu’on offre à ces enfants

C’est de partir conscrit, le malheur au fusil

Dans un pays lointain, un secteur sous Verdun

 

 

 

Et quand ils s’en reviennent, Leurs celtes patronymes

Finissent en lettres d’or muraillés aux paroisses

 

 

Pour ceux devenus fous, remlis de vins mauvais

Il restait la révolte qu’une patrie désinvolte avait semée en germe.

 

Elle venait dans leur cœur, petits soldats sans honneurs

 

Ils avaient vus tomber tels ces chevaux d’orgueil

Leurs frères de malheur vers les grands abattoirs.

 

 

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Par loic le meur - Communauté : Les Bretons sont dans la place
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Dimanche 3 octobre 2010 7 03 /10 /Oct /2010 15:24

A6

 

Nuits
Le ballant des remorques
Frémissement de carcasses, le noir des échappements
Curieuses litanies.

Défilent les stations, pancartes éblouies, et cette pluie qui tombe sur l’asphalte à refus
Forteresses citées, aux toits couleur de suie
Silhouettes machines sur les routes de nuit.

Immenses pénéplaines, rudesses mélancoliques
Routes industrielles

A7


Transpercer la colline dans le cœur d’une ville
Sillons dans les massifs, soifs méridionales
L’aube viendra tout à l’heure, orangée de sommeil.

Et la craie des Alpilles engloutie de soleils effacera les étoiles
Sur l’aire d’une halte les grandes roues se tairont, la marche fatiguée, des pas dans la poussière.


A ce que je fus……………..

 

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Par loic le meur
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Dimanche 3 octobre 2010 7 03 /10 /Oct /2010 15:04

Marnage

 

Les vases d’une ria Scintillent sous l’ennui.
En ces creux de Novembre
Emplis, maintes averses


Immobiles voyages sous le tau d’une vie

Où l’éclat de l’amer traverse mes fenêtres

Vitres brouillées, perlées de brume

 

Immobiles voyages, statiques destinées

Un silence de vigie recouvre les murailles

A l’ombre du cadran, minutes condamnées

 

 

Immobiles voyages, la course des stratus

Branchages déployés agrippant la grisaille

Les feuilles devenues noires racornies sous le vent

 

 

Immobiles voyages, le cœur à l’avenant

Les cèdres de la route, sentinelles obtuses

Le marnage d’une vie, immobiles voyages

 

 

 

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Par loic le meur
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Vendredi 1 octobre 2010 5 01 /10 /Oct /2010 21:13

 

  DSCF0650.jpg

 

 

Qui se souvient alors des vieilles Nationales

Bornes hectométriques, piquetées de poteaux

Liés ténus par les fils, nappes téléphoniques

 

Et reviennent encore les touffeurs d’essences

De petites arondes, sillonnant le bocage

Où des poules sans âge picoraient les abords

 

Ces pâles jours d’alors aux douceurs anciennes

En contrastes sépia, s’évaporent à la peine

D’estivales saisons parfumées de goudron

 

Il y avait en ces temps des étés infinis

Parsemés de Dimanches où jouaient des fanfares

Nos pères picolaient en riant un peu fort

 

Les filles faisaient dinette à l’ombre d’un pommier

Leurs mères étendaient les draps blancs sous le ciel

Au travers des volets il y avait la radio.

 

 

Une simple vie d’homme

 

Par loic le meur
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Vendredi 17 septembre 2010 5 17 /09 /Sep /2010 18:41

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Sinagots

 

Un village côtier, ses ruelles étroites

Des hommes s‘y saluent sans grand jamais sourire

Et leurs âmes trop dures écorchées de tendresse

Saignent comme la pluie en immenses averses

Et pour quelques sequins, achalandant les filles peu farouches des terres

Ils s’inventent familles

 

Mariages déraisons

Enfants en fenaisons, venant dans les masures dénuées de fenêtres

 

L’embouchure d’un golfe, le glissement des barques

Les roches sous l’eau verte, un soleil par-dessus

Sur les bordures d’iles, les racines des pins crochètent le granit pour ne pas qu’il se noie.

 

Une sterne perdue picore la surface où les bancs d’alevins scintillent sous la peau

La mer en épiderme réfracte les rayons d’une étoile horizon.

 

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Par loic le meur
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