Samedi 23 octobre 2010
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Noires Bigoudénies aux vieux accents d’orgueil, sous des phares gigantesques, fanaux miséricordes.
Elles ne donnent rien d’autre que la peine et l’ennui
Et le premier voyage, qu’on offre à ces enfants
C’est de partir conscrit, le malheur au fusil
Dans un pays lointain, un secteur sous Verdun
Et quand ils s’en reviennent, Leurs celtes patronymes
Finissent en lettres d’or muraillés aux paroisses
Pour ceux devenus fous, remlis de vins mauvais
Il restait la révolte qu’une patrie désinvolte avait semée en germe.
Elle venait dans leur cœur, petits soldats sans honneurs
Ils avaient vus tomber tels ces chevaux d’orgueil
Leurs frères de malheur vers les grands abattoirs.
Par loic le meur
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Dimanche 3 octobre 2010
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A6
Nuits
Le ballant des remorques
Frémissement de carcasses, le noir des échappements
Curieuses litanies.
Défilent les stations, pancartes éblouies, et cette pluie qui tombe sur l’asphalte à refus
Forteresses citées, aux toits couleur de suie
Silhouettes machines sur les routes de nuit.
Immenses pénéplaines, rudesses mélancoliques
Routes industrielles
A7
Transpercer la colline dans le cœur d’une ville
Sillons dans les massifs, soifs méridionales
L’aube viendra tout à l’heure, orangée de sommeil.
Et la craie des Alpilles engloutie de soleils effacera les étoiles
Sur l’aire d’une halte les grandes roues se tairont, la marche fatiguée, des pas dans la poussière.
A ce que je fus……………..
Par loic le meur
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Dimanche 3 octobre 2010
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Les vases d’une ria Scintillent sous l’ennui.
En ces creux de Novembre
Emplis, maintes averses
Immobiles voyages sous le tau d’une vie
Où l’éclat de l’amer traverse mes fenêtres
Vitres brouillées, perlées de brume
Immobiles voyages, statiques destinées
Un silence de vigie recouvre les murailles
A l’ombre du cadran, minutes condamnées
Immobiles voyages, la course des stratus
Branchages déployés agrippant la grisaille
Les feuilles devenues noires racornies sous le vent
Immobiles voyages, le cœur à l’avenant
Les cèdres de la route, sentinelles obtuses
Le marnage d’une vie, immobiles voyages
Par loic le meur
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Vendredi 1 octobre 2010
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Qui se souvient alors des vieilles Nationales
Bornes hectométriques, piquetées de poteaux
Liés ténus par les fils, nappes téléphoniques
Et reviennent encore les touffeurs d’essences
De petites arondes, sillonnant le bocage
Où des poules sans âge picoraient les abords
Ces pâles jours d’alors aux douceurs anciennes
En contrastes sépia, s’évaporent à la peine
D’estivales saisons parfumées de goudron
Il y avait en ces temps des étés infinis
Parsemés de Dimanches où jouaient des fanfares
Nos pères picolaient en riant un peu fort
Les filles faisaient dinette à l’ombre d’un pommier
Leurs mères étendaient les draps blancs sous le ciel
Au travers des volets il y avait la radio.
Une simple vie d’homme
Par loic le meur
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Vendredi 17 septembre 2010
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Sinagots
Un village côtier, ses ruelles étroites
Des hommes s‘y saluent sans grand jamais sourire
Et leurs âmes trop dures écorchées de tendresse
Saignent comme la pluie en immenses averses
Et pour quelques sequins, achalandant les filles peu farouches des terres
Ils s’inventent familles
Mariages déraisons
Enfants en fenaisons, venant dans les masures dénuées de fenêtres
L’embouchure d’un golfe, le glissement des barques
Les roches sous l’eau verte, un soleil par-dessus
Sur les bordures d’iles, les racines des pins crochètent le granit pour ne pas qu’il se noie.
Une sterne perdue picore la surface où les bancs d’alevins scintillent sous la peau
La mer en épiderme réfracte les rayons d’une étoile horizon.
Par loic le meur
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