Te peindre mon amour au plafond de la nef
D’une ancienne chapelle assoupie dans l’été.
La fraîcheur des murailles, des chaises le son bref
Y Tracent ta silhouette, sous le porche dessinée
J’y esquisse tes yeux, ils crayonnent ma vie
Aux sanguines des heures que tu me donnes ainsi
Te peindre mon amour sur tous mes horizons
En chemins de traverses où crissent les cailloux
Au fond de descenderies qui courent aux filons
A l’amble de ruisseaux perdus sous les ubacs
Et dessiner ta peau, qui glisse sous le joug
Velours dune nuit, lisse comme un grand lac
Te peindre mon amour, immenses cansons blancs
Où l’ancre de mes jours soulève des nuages
Traçant sur mes grands fonds une paix en sillage
Au loin de ces tempêtes épousées d’ouragans
Alors s’empoussièrent les falaises sans trêves
Evaporées soudain aux labours de tes lèvres.
Te peindre mon amour, la mère de mes enfants
Au noir sous tes cheveux, la blondeur de tes hanches
L’émeraude d’un regard, ton haleine si blanche
Au rouge de cette robe qui ondule en riant
La courbe de tes jambes, cambrée sur des sandales
Aux rives d’une vie ou mon amour s’étale
A Myriam la femme de ma vie....
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